• Cette année encore, je suis bénévole pour Une Jonquille pour Curie.

    J'ai eu beaucoup de mal cette année. J'ai l'impression d'être une éponge et j'absorbe toute la détresse de ces personnes en souffrance.

    Je n'ai pas ressenti çà les autres années. Je ne suis pas seulement bénévole, je veux être aussi "aidante" à l'écoute. Je suis toujours patiente à l'Institut Curie et bénévole donc je peux comprendre puisque je connais les deux côtés. Mais je me sens égoïste en même temps.

    Les personnes ont envie de parler, de se confier, d'autres sont en colère contre ce cancer qui les bouffent de l'intérieur.

    Mardi une femme vient acheter un pot de Jonquilles et elle me dit : j'ai un cancer. J'espère que cette fleur me portera chance et elle se met à pleurer. Je ne pouvais pas lui dire : çà fera 5 euros... Alors nous sommes allées boire un chocolat et elle a pu en parler.

    Mais que faire contre cette impuissance ? J'aurais pu lui parler de moi, mais je ne suis pas encore guérie et pour être passée par là, je sais très bien que ce ne sont pas ces mots là que l'on veut entendre.

    Je suis repartie en vrac... Triste... J'espère vraiment que toutes ces personnes pourront s'en sortir.


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